Alidor et Angélique s’aiment passionnément, mais Alidor est au bord de l’implosion : s’il ne veut pas se perdre dans son amour, s’il veut demeurer maître de lui-même, libre et souverain, il doit coûte que coûte se séparer de sa belle ! Quand Cléandre, son meilleur ami, lui avoue aimer secrètement Angélique, il décide de la lui livrer : encore faut-il d’abord provoquer la rupture…
Ainsi démarre cette extraordinaire comédie de Corneille, gonflée d’énergie et d’insolence, portée par une langue aussi flamboyante qu’acérée. Au travers d’un scénario romanesque endiablé, rebondissant de quiproquos en imbroglios, La Place Royale est aussi un étonnant questionnement en actes (qui animera toute l’œuvre) sur la réalisation de soi à travers une quête effrénée de liberté absolue où l’Autre apparaît toujours comme un problème. À l’heure où toutes les questions d’identité(s), d’altérité(s), de rapport entre les sexes reviennent au devant de la scène avec une radicalité inquiétante, les débats, les combats enflammés de ces jeunes aristocrates des années 1630 vibrent soudain d’une surprenante modernité.

Scénographie Raymond Sarti, lumière Marie-Christine Soma, costumes Sabine Siegwalt, son Frédéric Schmitt, maquillages et perruques Catherine Saint-Sever, régie générale Marie-Agnès d’Anselme

avec Linda Chaïb, Christophe Laparra, Antoine Sastre, Nicolas Senty, Assane Timbo, Hélène Viviès
Construction du décor : Le Moulin du Roc


Production  : Théâtre de l’Aquarium, le Théâtre Dijon Bourgogne – CDN, Le Moulin du Roc, scène nationale à Niort, La Comédie de Caen-CDN de Normandie, Fontenay-en-Scènes / Fontenay-sous-Bois.

Avec l’aide à la production d’Arcadi Île-de-France-dispositif d’accompagnements. Avec l’aide à la production de l’Adami.